16

 

A peine le temps de traverser, je me retrouvai presque nez à nez avec Isabelle. Elle portait un magnifique ensemble Dolce Gabbana et je me trouvais toute conne, avec mon éternel jeans-baskets et ma tronche de déchirée.

On se retrouva face à face, sur ce parking glauque.

- Bonsoir...

- Salut ! Qu'est ce que tu fais ici ?

Elle semblait surprise, mais plutôt contente.

- Ben... j'ai eu ton message et je me suis dit... voilà je passe quoi.

J'étais mal à l'aise.

- Tu es à pied ?

- Un pote m'a déposé.

Elle n'ajouta rien, puis ouvrit la voiture.

- Ah au fait... merci encore pour les fleurs c'était très... très gentil. Mes deux associés m'ont regardé de travers. Ca leur fera les pieds.

Elle avait dit ça d'un ton léger.

Mon bide faisait des huit. Elle me faisait un effet ouf tout d'un coup. C'était différent du premier soir. Faut dire, j'étais nettement moins défoncée.

Je déglutis, fallait que je me décoince bordel.

- Dis moi Isabelle... je sais que je ne t'ai pas rappelé très tôt, mais... tu as prévu quelque chose ? Tu veux qu'on aille dîner quelque part ?

- Non, j'ai rien prévu de spécial... et dîner, ce serait avec plaisir. T'as une idée de restaurant ?

Je pensai à Pépita. Au Döner turc, « le meilleur des Mailles ». Pas moyen.

- Euh... non. Choisis un endroit que tu aimes. Mais c'est moi qui invite.

Elle sourit, puis s'installa au volant.

- D'accord.

Au lieu de mettre le contact, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Encore un « détail » que j'oubliais, comme disait Rasta. Le siège en cuir crissait légèrement. Elle me passa la main dans les cheveux, en soupirant.

- Quoi, ça va pas ?

Elle soupira une deuxième fois, puis me fixa.

- Si, ça va très bien. Trop bien même.

Elle n'ajouta rien et démarra sa Mercedes. J'aurais bien fumé mon pétard. Elle me faisait grave kiffer cette gonzesse. Ca me faisait mal de le reconnaître, mais Rasta avait eu plus d'instinct que moi sur ce coup là. Restait à savoir combien de temps je tiendrai, à lui raconter des pipeaux sur moi, ma vie et mes amis. A lui mentir sur tout.

Et à l'utiliser.

Je me mordis l'intérieur de la joue. Je l'avais déjà utilisée. Chez les flics. Pourquoi fallait-il toujours que je trouve des alibis aussi débiles ? Je me sentais de plus en plus merdeuse.

- Excuse moi Isabelle... tu ne fumes pas ?

- Fumer ? Ah non, j'ai arrêté en fait. Un beau jour ça m'a gavée. Je passais des heures en avion, chaque semaine. Paris, Toulouse... j'étais toujours dans les airs. Et tenir une heure, deux heures, voire trois sans toucher une cigarette, c'était un enfer pour moi. J'en ai eu marre,

j'ai carrément arrêté.

- Ah.... Ben c'est bien.

Je tripotai mon pétard, dans la poche kangourou de mon sweat.

- Mais tu fumes toi ? J'ai pas le souvenir de t'avoir vu avec une clope...

- Ben, disons que je fume, mais pas des cigarettes.

- Quoi ?

- Je fume des joints...

Elle ne répondit rien et fronça les sourcils. J'enchaînai.

- ... du cannabis quoi.

Elle me regarda, puis sourit. Ca ne semblait pas spécialement la perturber.

- Moi, j'ai jamais essayé ce truc. Peut être que je suis trop vieille pour ça ?

Je ne savais pas quoi lui répondre. Peut être juste qu'elle était moins conne que nous, les baltringues professionnels.

- Tu sais, tu ne rates pas grand-chose. Je suis pas très fière de fumer, mais bon... disons que je viens d'un quartier où c'est assez répandu.

Elle me fit un clin d'oeil.

- J'imagine que tes chefs ne sont pas au courant ?

Mes chefs ? Ah oui, la maison poulaga. J'avais du mal à percuter ce soir.

- Ah non. C'est carrément interdit. Si jamais ils organisent un test d'urine, je suis super mal. Je suis pas la seule flic à fumer, mais bon... peuvent pas tolérer ce genre de truc. C'est normal.

- Et malgré tout, tu prends ce risque ?

Qu'est ce que je pouvais bien lui répondre ? Que des risques j'en prenais des biens pires ? Je soupirai.

- Oui.

Je baissai les yeux. Putain, ça faisait chier.

- Je suis désolée Isabelle. Tu sais on a des vies très différentes et tout ça... et... je sais pas ce que tu attends de moi et tout mais... je sais pas du tout si je suis à la hauteur. Si on peut s'entendre.

Elle ne répondit rien et serra les mâchoires. On sentait qu'elle réfléchissait, tout en tournant au ralenti dans les rues du centre ville pour trouver une place. Elle finit par se garer dans son parking personnel, à deux pas de chez elle.

- On marche ?

- Ok.

Dans la rue, elle me prit la main. Tout naturellement. Avec l'autre, je sortais en grimaçant le joint qui prenait une allure de banane à force d'être en vrac dans ma poche.

- Ca te dérange si je l'allume ?

- Non, vas-y. Il n'y a aucun souci. On en a pour quelques minutes. Ca te dit d'aller au

«Plaza» ?

- Euh... je crois que je ne connais pas. Mais je te fais confiance.

- Les prix sont corrects, la nourriture aussi. Sans prétention.

- Sans prétention ? Parfait alors.

J'allumai le spliff et l'odeur de chichon frais envahit le trottoir.

- Ca sent fort ton truc...

Elle rigolait à moitié, puis embraya, plus sérieusement.

- ... pour ce que tu disais tout à l'heure. Nos vies différentes et tout, que tu ne serais pas à la hauteur. Tu sais, il ne faut pas t'inquiéter. Moi non plus si ça se trouve je ne serai pas à la hauteur, comme tu dis.

Elle n'en dit pas plus, mais il y avait de la tristesse dans son regard. On arrivait devant le restaurant, qui était déjà bondé. Comme un vendredi soir. Je voyais des jeunes branchouilles, des plus anciens en costard. Typique le genre d'endroit où je foutais jamais les pieds. Mais le joint m'avait détendu et j'étais prête à affronter une salle entière de bobos à deux euros.

- Euh... Isabelle... ça dérange pas ma tenue ? Désolée, mais j'avais pas prévu...

- Pour moi, ça ne pose aucun problème. Tu sais, je m'en fous de ce que peuvent bien penser les gens.

Elle me serra la main.

- Allez viens.

A l'intérieur, il y avait un boucan énorme. C'était un style de resto moderne, décalé. Les murs étaient couleur flashy, il y avait un DJ au fond... l'endroit à la mode par excellence.

- On trouvera jamais de place...

Je dis ça tout en croisant le regard des trois pimbèches et deux gars gominés, qui se la jouaient rockers maudits. Putain de bourges. Ils reluquaient mes baskets avec une moue de dégoût. Rien à foutre. Je les emmerdais ces blairos et si je voulais, je pouvais acheter ce resto, alors que ces étudiants à la manque avaient économisé toute la semaine pour bouffer ici. En n'oubliant pas de taxer papa maman au passage.

Isabelle sourit, puis s'approcha du comptoir. Quatre ou cinq personnes attendaient déjà une table. J'étais mal à l'aise. Et on allait certainement rester debout au milieu de ce bordel jusqu'à ce qu'une table se libère.

Sauf qu'Isabelle chuchota quelque chose à l'oreille du patron, une espèce de pédé habillé en jaune. Il était venu direct la voir quand on était arrivées dans son antre. J'entendais pas un mot de ce qui se disait, mais au bout de trente secondes on se retrouva assises, loin des baffles et des trois greluches. Parfait.

- Dis donc Isabelle. Tu connais du monde... qu'est ce que tu lui a promis pour réussir à avoir cette table ?

- Rien. On se connaît bien, c'est tout. Son beau-frère a une galerie d'art. J'ai souvent acheté des tableaux là-bas, j'ai sponsorisé une de leurs expositions. Des choses comme ça.

- Ah ouais, cool.

Je disais ça, mais j'avais pas vraiment envie qu'elle se lance sur le sujet. J'y comprenais rien et l'art, ça m'intéressait pas, fallait être honnête.

On choisit des apéros aux noms tout chelou, dans des verres énormes et colorés. Le menu était bizarre. C'était un drôle de mélange exotique. Je pris un peu au pif. Juste un plat.

- Tu ne prends pas de menu ?

- Euh... non. J'ai jamais assez faim pour tout avaler. Mais fais-toi plaisir, prends tout ce que tu veux. Un menu, deux menus... je te rappelle que c'est moi qui invite.

On passa commande. Vin et tout ce qui bouge.

Puis elle me parla un peu d'elle. De sa boîte, de sa vie. De son premier amour. Suivi d'un

mariage. Qui s'était terminé par un divorce.

- Et depuis ton divorce, tu... enfin je sais pas comment dire, tu es devenue homo ?

- Non. D'ailleurs je ne suis pas homo. Enfin en ce moment, là, avec toi, si. Mais...

Elle semblait gênée et je m'en voulais de lui avoir posé cette question.

- En fait j'en sais rien ce que je suis. Dans ce bar tu m'as plu. C'était assez intriguant la manière dont vous êtes arrivés, tous les deux. Franchement au début, je n'ai pas aimé. Et puis on a discuté, tu m'as regardée d'une drôle de manière... je sais pas. Sur le moment, ça m'a semblé évident. J'avais envie d'être avec toi, c'est tout.

Je ne savais pas quoi répondre.

- Mais parlons un peu de toi... j'ai l'impression que depuis qu'on est arrivées, ici on ne parle que de moi.

- Ben... euh... pas de soucis. Mais me parle pas du boulot, c'est un sujet qui me saoule vraiment ces derniers temps.

Je me racontai un peu. C'était un vrai effort. Aux Mailles, fallait pas s'étaler sur sa vie et ses petits problèmes. La seule chose qui intéressait les gens, c'était ce que t'arrivais à ramasser dans le mois. T'avais la caisse qui claque ? T'étais quelqu'un. Tu pouvais pas te payer le survêt Umbro ni la casquette Lacoste ? T'étais personne. Un point c'est tout.

Je me mis à lui parler de mon père.

- Tu sais, avec mon père j'ai eu de la chance. Je l'ai pas trop connu. Heureusement. Franchement, je suis désolée, mais je peux pas dire du bien de lui. C'était un putain d'enfoiré. Enfin excuse moi de parler comme ça...

- Non, pas de soucis. Vous aviez des problèmes relationnels ?

- On peut dire ça. Mais c'est surtout mon frangin qui dérouillait. Et ma mère. Moi j'étais trop petite à l'époque.

- Ton frangin qui « dérouillait » ? Il vous frappait ?

- Ben... ouais.

Elle semblait étonnée. Et super triste en même temps.

- Eh Isabelle, c'est pas grave. C'est loin tout ça. Je vais bien quoi, j'en suis sortie de ces

conneries tu sais.

- J'espère. T'as du vivre l'enfer.

Elle me reprit la main, plus tendrement que tout à l'heure.

Putain, mais pourquoi je parlais de mon père ? Il y avait rien à dire sur ce bâtard.

- C'est fini je te dis. C'est du passé.

Elle n'ajouta rien et je m'esquivai trente secondes pour aller pisser. Aux chiottes c'était un peu la cohue. Je me mis de la flotte dans la tronche. J'avais les mains qui tremblaient. Putain de famille, je détestais parler de ça.

En retournant à ma table, je croisai un regard connu. Je m'arrêtai un instant. Putain. C'était la flic d'hier. J'étais maudite ou quoi ? Cette connasse me suivait à l'odeur. Audition, coup de fil à Alexia et là, comme par hasard, elle est dans le même restaurant que moi.

Je commençais à flipper grave. Parano.

Elle ne me rata pas non plus. Faut dire qu'avec mon look, c'était pas discret. Je tentais de faire comme si de rien n'était, mais elle me fit un grand sourire et se leva de table. Quelle merde.

- Bonsoir... décidemment, on se quitte plus.

- Bonsoir.

Connasse.

Je souris. Putain d'hypocrite.

- Vous voulez me demander quelque chose en particulier ? Parce que je suis venue pour manger et nos plats viennent d'arriver. Je ne voudrais pas faire attendre la personne qui m'accompagne. Ce serait malpoli non ?

Elle me fit un sourire crispé, visiblement prise de court.

- Je ne vais pas vous retarder plus longtemps dans ce cas. Je voulais juste vous saluer. Bon appétit. Et à bientôt j'espère.

Je serrai les dents.

- Ce sera avec plaisir mademoiselle... excusez moi, je crois que j'ai oublié votre nom ?

- Anne De la Gorce. C'est écrit sur le PV d'audition...

- Désolée, je ne l'ai pas relu. Au revoir.

Je poursuivis mon chemin jusqu'à ma table. Je savais qu'elle allait mater, juste pour savoir avec qui j'étais. De son côté, elle zonait avec deux gars pas beaux du tout, qu'avaient des bonnes tronches de cons. Certainement deux putains de larbins de collègues.

Mon tee-shirt était trempé de sueur.

Au moment où j'arrivais à table, je devais avoir une drôle de gueule.

- Ca va ?

- Ouais, tout va bien.

Je pris ma fourchette, en silence, en attaquant... je ne sais pas quoi en sauce qui était dans mon assiette.

- T'as l'air... je sais pas perturbée.

Isabelle lisait en moi comme dans un putain de livre. Merde.

- J'ai fait une... mauvaise rencontre.

- J'ai vu que tu discutais avec une nana...

- Ouais... désolée. C'est une de mes ex, elle bosse au commissariat, c'est un peu compliqué. Je pense qu'elle est vexée de m'avoir vue en si bonne compagnie.

Isabelle gloussa.

- J'imagine que c'est pas la dernière de tes ex que je risque de croiser ?

- Si, enfin non.... Qu'est ce que tu veux dire ? Tu crois que je suis la super tombeuse de cette ville ?

Cette fois, c'est moi qui rigolais.

- Eh ben tu te trompes vraiment. Non, ces derniers temps, j'ai même plutôt fait mon ermite. J'avais besoin de prendre du recul... enfin tu vois quoi.

- Tu n'aimes pas trop parler de toi ?

Putain elle passait toujours d'un sujet à un autre. En restant grave pertinente. J'avais peur de m'embrouiller.

- Je me trompe ?

- Non, tu ne te trompes pas Isabelle. Mais tu sais, c'est surtout parce qu'il n'y a pas grand-

chose à raconter...

- Je suis sûre que tu mens.

Elle pouvait pas taper plus dans le mille. Pour mentir, je mentais. J'arrêtais plus, c'était une espèce de cercle vicieux. Mais je voyais pas vraiment comment m'en sortir. Je me rappelais de Rasta, qui parlait de sa petite. Une petite qu'il ne voulait pas revoir parce qu'il « voulait pas d'ennuis avec ces gens là ». Je comprenais parfaitement de quoi il parlait le lascar. Savait bien qu'il tiendrait pas dans la durée, à faire semblant d'être un putain de DJ à la con. En même temps, il s'en foutait royalement de cette meuf. Alors que moi... j'étais à cette connerie qu'on appelait « la croisée des chemins ». Je pouvais encore me casser bien vite, ciao, bye et tout le barza. D'ailleurs, c'était peut être la meilleure chose à faire. L'autre option, c'était m'accrocher un peu, profiter un max de la belle Isabelle qui se présentait à moi. Et de m'enfuir, dès qu'elle mettrait à jour un premier mensonge. Enfin, quoi qu'il arrive, c'était de toute façon merdique. Et aussi trop tard, parce que je commençais à m'attacher à cette gonzesse. J'avais beau fanfaronner et raisonner, je la kiffais.

Putain.

On finit par se barrer du restaurant. Je réussis à payer la note, après un combat acharné. Venant des Mailles, elle devait croire que j'avais pas un radis. Logique. Mais la logique n'avait rien à voir avec moi et ma foutue vie de dealer.

On passa chez elle, forcément. Sans trop s'attarder au salon cette fois-ci. Au pieu, c'était une sacrée sauvage. Beaucoup moins sage que j'aurais cru. Fallait dormir, mais on tapa encore un peu la discut, moi avec mon joint en main.

Elle me parla de son mari. Un bellâtre qui l'avait fait cocu trois semaines après sa nuit de

noces.

- Mon père m'avait prévenu, entre les lignes. Mais bon à l'époque, j'avais 22 ans, je ne connaissais pas grand-chose de la vie. Mis à part le petit monde rencontré au lycée privé, puis en prépa HEC. En fait, j'étais super niaise.

- J'arrive pas à t'imaginer super niaise tu vois. Maintenant que t'es devenue une redoutable femme d'affaires...

- Redoutable... si on veut. Je gère une boîte, je suis la patronne, donc forcément... il y a

parfois des décisions chiantes à prendre et ça fait grincer les dents. C'est comme ça. J'ai pas le choix, mais ça me fait pas bander de commander. Et toi ? Qu'est ce que tu as fait pour devenir flic ?

- Euh... rien. Enfin je veux dire j'ai commencé un bac pro, ensuite j'ai un peu galéré et voilà, j'ai fini par entrer dans la police. Si on veut, c'est du hasard.

- T'as fait quoi comme bac ?

- Rien à voir. Mécanique auto.

- Et tu n'as pas terminé ? Ca ne te plaisait pas ?

- Si. Mais aucun patron n'a voulu me prendre en stage. Voulaient tous des mecs. Alors j'ai lâché l'affaire. Et puis à cette époque de ma vie, bosser, ça me disait rien. J'avais trop de problèmes dans ma tête pour arriver à faire quelque chose de constructif. La police, c'est venu plus tard. C'était un peu un coup de tête, dans le fond.

Isabelle n'ajouta rien. Elle se doutait qu'un monde nous séparait. On avait beau prendre notre pied et bien s'entendre au pieu, on était pas du même moule. Et encore, elle était loin de la réalité.

- Tu veux que je rentre ?

Je sais pas pourquoi j'avais dit ça. Je voulais pas qu'elle me prenne pour la pauvre qui se tape l'incruste chez les riches.

- Non, reste si tu veux. Enfin, si ça ne pose pas de problèmes...

- Non aucun... et si ça te fait plaisir.

- T'en doutes ? Tu sais je t'aime vraiment beaucoup.

J'aurai voulu lui dire quelque chose comme « moi aussi ». Mais rien ne sortait. Des fois,

j'étais vraiment trop nase.

Je me levai pour pisser un bol. J'aimais bien aller aux toilettes. Des murs pastels (assez moches faut bien l'avouer), mais une ambiance très peace. Campagnarde. Idéal quand on est posé aux gogues. Je pensais à ma soeur. Devait être entrain de s'envoyer de la cocaïne avec ses amis bien comme il faut de la colline. La misère.

J'étais pas prête de rentrer dans ce putain de moule.

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